satellite corot
Sciences

Le satellite Corot

Ce satellite est constitué d’un système photographique très performant. Il a pour mission de détecter les exoplanètes à partir de l’espace et ainsi d’étudier la constitution interne des étoiles. Il pourra aussi peut-être étudier différents phénomènes, encore jamais observés.

C’est la fusée russe Soyouz 2-1B qui a porté le satellite astronomique français Corot jusque dans l’espace. Le décollage a eu lieu le 27 décembre 2006 à 15h23 (heure belge) depuis le cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan. La mise en orbite du satellite a eu lieu deux heures après le décollage.

On espère bien découvrir des exoplanètes telluriques grâce à ce satellite. En effet, cela signifie que la planète est solide et comporte peut être des propriétés intéressantes tout comme la plupart des planètes de notre système solaire à quelques exceptions près. Il faut savoir qu’au-delà de 14 masses terrestre, une planète n’est plus tellurique mais, bien souvent une géante gazeuse. Ce type de planète n’est pas vraiment intéressant si on veut y trouver de la « vie ».

C’est grâce à une technique appelée sismologie stellaire que le satellite pourra accomplir ses deux missions : détecter les exo planètes (planètes situées hors du système solaire) et analyser les phénomènes physiques se produisant à l’intérieur des étoiles.

Cette technique est l’étude des oscillations des étoiles. Chaque étoile émet des fréquences qui leurs sont propres et cela nous renseigne sur l’état interne de l’étoile.

Dix nouvelles planètes en dehors de notre système solaire ont été repérées par le satellite français Corot, portant à 561 le nombre total d’exoplanètes connues.

Ils comprennent une planète en orbite autour d’une étoile exceptionnellement jeune, et deux planètes de la taille de Neptune en orbite autour de la même étoile.

Corot, lancé en 2006, repère les planètes en mesurant la minuscule plongée de la lumière stellaire qui se produit lorsque les planètes passent entre les étoiles et la Terre.

Il a maintenant ajouté 23 systèmes planétaires à la liste qui ne cesse de s’allonger.

Corot, exploité par le CNES, a été lancé fin 2006. Il est entré en orbite peu avant Kepler, une mission similaire de l’agence spatiale américaine Nasa.

Prévu à l’origine jusqu’à la mi-2008, son mandat a été prolongé jusqu’en 2013.

Depuis, elle s’est imposée non seulement comme un chasseur de planètes, mais aussi comme un instrument précis d’astroseismologie – l’étude de la composition des étoiles en fonction de la lumière qu’elles émettent.

Dans la dernière liste des 10 exoplanètes découvertes, sept sont des  » Jupiters chauds « , des planètes géantes gazeuses semblables à notre propre Jupiter mais beaucoup plus proches de leur étoile hôte – terminant leur orbite en quelques jours seulement.

Deux autres orbitent autour de l’étoile Corot-24, d’un diamètre égal à et environ 1,4 fois celui de Neptune, complétant leur orbite en cinq et 12 jours, respectivement.

Une des planètes chaudes de Jupiter orbite autour de l’étoile Corot-18, dont on pense qu’elle n’a que 600 millions d’années. Ceci est particulièrement intéressant pour les astrophysiciens car il y a beaucoup à apprendre dès les premiers stades de la formation de la planète.

« Si nous voulons comprendre les conditions dans lesquelles les planètes se forment, nous devons les attraper dans les premiers quelques centaines de millions d’années « , explique Suzanne Aigrain, astrophysicienne de l’Université d’Oxford qui fait partie de l’équipe Corot.

« Dans le cas du Corot-18, différentes façons de déterminer l’âge donnent des résultats différents, mais il est possible que l’étoile n’ait que quelques dizaines de millions d’années. Si cela est confirmé, nous pourrions en apprendre beaucoup sur la formation et l’évolution précoce des planètes géantes de gaz chauds en comparant la taille du Corot-18b aux prédictions des modèles théoriques. »

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