3 lieux de mémoire de la Grande Guerre à découvrir

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Evénement majeur qui a marqué le début du 20e siècle, la première guerre mondiale est maintenant relatée grandement dans tous les manuels scolaires dans le but de ne jamais oublier ce qui s’est réellement passé durant ces années de terreurs. A travers cet article, nous vous proposons de découvrir 3 lieux de mémoire, parmi tant d’autres, en France comme ailleurs, et qui laisseront derrière eux des souvenirs éternels.

Le Hartmannswillerkopf

Haut de 957 mètres, ce lieu mythique est un sommet situé dans le sud des Vosges, dans le département du Haut-Rhin en Alsace, près des villes de Hartmannswiller et Berrwiller.

Le Hartmannswillerkopf a été âprement disputé entre les Allemands et les Français pendant la Première Guerre mondiale en raison de sa situation exposée et stratégiquement favorable avec vue sur les plaines d’Alsace et du Rhin supérieur.

Hartmannswillerkopf
Hartmannswillerkopf

La bataille pour le sommet a commencé le 31 décembre 1914, les batailles les plus lourdes ayant eu lieu les 19/20 janvier, 26 mars, 25/26 avril et 21/22 décembre 1915. Pendant les quatre années de guerre, le sommet a changé de mains à quatre reprises. A partir du milieu de l’année 1916, les deux camps y réduisent leurs troupes ; des combats plus intenses ont lieu sur les sections de front les plus septentrionales [2]. A partir de 1916, il n’y a pratiquement plus que des duels d’artillerie. Les deux parties se sont limitées à maintenir leurs lignes.

Dans les combats de tranchées à Hartmannswillerkopf, 30 000 soldats français et allemands sont morts ; environ deux fois plus ont été blessés. Ils n’ont produit de résultat pour aucun des deux camps et représentent aujourd’hui l’absurdité de la guerre. Le Hartmannswillerkopf a parfois été appelé la « montagne de la mort ».

Le 3 août 2014, jour du 100e anniversaire de la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France (Première Guerre mondiale), le président fédéral Joachim Gauck et le président français François Hollande se sont rencontrés au Hartmannswillerkopf. Le 10 novembre 2017, le président fédéral Frank-Walter Steinmeier et le président Emmanuel Macron ont inauguré un musée commun franco-allemand pour commémorer les batailles.

Un site commémoratif

Le Mémorial Hartmannswillerkopf, situé sur la route d’accès, commémore les soldats tombés au combat : il se compose du cimetière national français Nécropole nationale du Silberloch – Hartmannswillerkopf et d’une crypte avec un autel catholique, un autel protestant et un autel juif chacun. Il a été construit comme l’un des quatre monuments français après l’armistice du 11 novembre 1918 et a été classé monument historique en 1921. Le mémorial est l’une des destinations touristiques les plus visitées en Alsace.

En novembre 2017, le musée franco-allemand, symbole de la réconciliation, a été ouvert par les présidents des deux pays, Emmanuel Macron et Frank-Walter Steinmeier.

Le Chemin des Dames

Le Chemin des Dames est une chaîne de montagnes située dans le triangle formé par les villes de Laon, Soissons et Reims dans le nord de la France.

Le nom « Chemin des Dames » vient de l’époque de Louis XV, qui possédait le château de la Bôve, le pavillon de chasse de cette région. Les hommes qui participaient aux parties de chasse chassaient dans les vallées et sur les pentes, tandis que les femmes préféraient le chemin du château qui longeait la crête.

Après la retraite de la Marne, les 1ère et 2ème armées allemandes ont pris position sur la rive nord de l’Aisne et sur la crête du Chemin des Dames qui la surplombe les 12 et 13 septembre 1914. Bien qu’il y ait eu initialement un écart entre les deux armées allemandes, les unités britanniques qui les poursuivaient n’ont pas pu percer la crête. Après le siège et la chute de la forteresse de Maubeuge, le VIIe corps de réserve, qui s’est précipité après le siège et la chute de la forteresse de Maubeuge, a fermé la brèche et donc le front qui, jusqu’en 1917, s’étendait entre Craonne et Cerny sur la crête et entre Cerny et l’Aisne en arc de cercle sous la crête. Des dizaines de tunnels et de grottes aménagées ont été créés et ont servi de quartiers sûrs pour les troupes qui se faisaient face. Dans une carrière souterraine près d’Hurtebise, la Tanière du Dragon, entre Craonne et Cerny, les Allemands ont construit un poste de commandement avec un poste de secours et des dortoirs pour tout un bataillon à partir de 1915.

Après l’offensive du printemps 1917 et jusqu’au retrait des Allemands sur la rive nord de l’Ailette, les troupes ennemies n’ont été séparées que par un mur dans cette forteresse souterraine. Le nom allemand « Drachenhöhle » a été adopté par les Français après la guerre. La grotte a ensuite été ouverte au tourisme et aujourd’hui, on y trouve un musée.

Le Mémorial national canadien de Vimy

C’est un mémorial dédié au Corps expéditionnaire canadien qui est mort pendant la Première Guerre mondiale. Il sert également à honorer la mémoire des soldats canadiens de la Grande Guerre qui ont été tués ou ont disparu sans lieu de sépulture. Le mémorial est situé dans une partie du champ de bataille sur laquelle les Canadiens ont mené leur attaque lors de la « bataille de la crête de Vimy » dans le cadre de la bataille d’Arras.

Mémorial national canadien de Vimy
Mémorial national canadien de Vimy

La bataille de la crête de Vimy a été la première occasion où les quatre divisions du Corps expéditionnaire canadien ont pris part à une bataille en tant qu’unité cohérente. Cette mission est devenue un symbole national canadien d’un exploit national sacrificiel.

Le monument central a occupé son créateur artistique, le sculpteur Walter Seymour Allward (1876 – 1955) pendant onze ans. Le roi britannique Edward VIII l’a inauguré le 26 juillet 1936 en présence du président français Albert Lebrun et de plus de 50 000 invités, dont 6 200 venaient du Canada

Le mémorial de Vimy est l’une des deux seules entrées de la liste des monuments canadiens qui se trouvent à l’étranger. Le second est le mémorial de Beaumont-Hamel pour les victimes de Terre-Neuve, qui était encore un Dominion indépendant du Canada au moment de la Première Guerre mondiale.

Nous espérons que cet article vous donnera envie de visiter ces lieux chargés d’histoires. Pour aller plus loin, nous vous invitons à visiter le Musée de La Grande Guerre qui se situe à Meaux près de Paris (voir ici pour toutes les modalités et informations pratiques).

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